Livret A, la pire ou la meilleure des solutions ?
Il ne faut pas dénigrer le livret A car il reste encore, à bien des égards attractif.
Les intérêts générés sur le livret A ne sont pas à déclarer sur sa déclaration de revenus. Le taux du livret A sert également de référence à d’autres produits d’épargne réglementés.
Les retraits d’argent d’un livret A sont également libres.
Attention : les intérêts du livret A, comme sur tout livret épargne, sont calculés par quinzaine. Il existe 24 quinzaines dans l’année (et non 26 comme beaucoup de personnes le pensent) : deux quinzaines par mois… (même en février !). Connaissant cette règle, il vaut donc mieux effectuer vos versements sur votre livret A le 15 ou le 30 du mois, et vos retraits le 1er ou le 16 du mois.
Pour en ouvrir un, rendez-vous auprès d’une caisse d’épargne Ecureuil ou à un bureau de la banque postale. On peut aussi s’adresser au Crédit mutuel, pour obtenir un livret ” bleu “, identique au livret A.
Pour ouvrir un livret A, il est nécessaire de présenter une pièce d’identité et un justificatif de domicile datant de moins de 3 mois.
Afin de ne plus politiser la fixation du taux du livret A, et de rendre notamment les gouvernements “impopulaires” en cas de baisse, le taux est, depuis le 1er juillet 2004, issu d’une formule de calcul dont les éléments sont les suivants :
Le taux du livret A est égal à la moyenne entre :
• La moyenne mensuelle du taux EURIBOR 3 mois,
• et le taux d’inflation (indice INSEE des prix à la consommation hors tabac des 12 derniers mois).
Le résultat trouvé est majoré de 1/4 de point et arrondie au 1/4 de point le plus proche. Le résultat donne le taux du livret A.
La Banque de France détermine, à partir de cette formule, deux fois dans l’année le taux du livret A : le 15 janvier et le 15 juillet.