Reprendre une PME
Le deuxième baromètre sur la reprise-transmission d’entreprise, qui vient d’être réalisé par l’Ifop, est très encourageant et presque inespéré ! On y apprend que 74% des repreneurs interrogés jugent l’acte de reprise de plus en plus facile, voilà qui aurait de quoi réjouir !
Et pour justifier leurs réponses, ils mettent en avant leur niveau d’information : 51% de ces mêmes repreneurs auraient entendu parler, au cours de ces 3 dernières années, des opportunités fiscales qui leur sont proposées. De la même manière, ils sont moins nombreux à craindre les lourdeurs administratives et juridiques (recul de 6% en 4 ans), l’un des principaux freins à la reprise évoqués par ces mêmes entrepreneurs.
Pour autant, faut-il se contenter de ces résultats, même s’ils vont dans le bon sens ? Méfions-nous des apparences et du déclaratif : le monde de la reprise n’est pas si simple qu’il n’y paraît et les entrepreneurs en sont conscients malgré tout. D’ailleurs, la même enquête montre bien ce sentiment ambivalent : avec les “paperasseries”, la lenteur fait toujours peur aux acheteurs.
Premier obstacle mentionné : le nombre et la complexité des formulaires à remplir, cités par 31% des interrogés. Vient ensuite la lenteur des procédures administratives puis juste derrière, les difficultés en matière fiscale…Bref, une succession d’embûches qui s’apparente à un véritable parcours du combattant ! La vocation d’un repreneur est-elle de devenir un combattant…de la bureaucratie ?
Je ne le crois pas. Nous devons aider les repreneurs à se focaliser sur leurs enjeux, à informer et motiver leurs collaborateurs, à construire une relation pérenne avec leurs clients et leurs fournisseurs, etc. Par là-même, j’espère que nous parviendrons à « armer » nos combattants afin que l’acte de reprise devienne tout naturellement un plaisir… d’entreprendre !
Gageons qu’avec la multiplication des initiatives en faveur des repreneurs, et en particulier de leur information et de leur accompagnement pour surmonter leurs craintes et les formalités, le 3ème baromètre de l’Ifop fera ressortir des indicateurs plus favorables encore.