Réformes 2008
2008 sera l’année des réformes, promet François Fillon. Dans Les Echos de lundi, le Premier ministre maintient que le gouvernement poursuivra la dynamique des réformes souhaitées par Nicolas Sarkozy depuis son accession à l’Elysée. “L’essentiel des réformes économiques et sociales aura lieu en 2008“, assure-t-il. Dès février, soit avant les municipales, François Fillon promet notamment un projet de loi sur la réforme du marché du travail “reprenant le résultat des négociations en cours“. La conférence sur l’agenda social que Nicolas Sarkozy ouvrira le 19 décembre “permettra d’examiner de nouvelles réformes sociales “et de répartir les responsabilités entre l’Etat et les partenaires sociaux“, explique-t-il.
A l’issue de cette réunion, le gouvernement devrait adresser aux partenaires sociaux un nouveau mandat leur demandant d’ouvrir des négociations sur la formation professionnelle et sur l’assouplissement des 35 heures par accord d’entreprise, poursuit-il. François Fillon note que les heures supplémentaires ont été ”libérées en juillet 2007“, que le rachat des RTT “sera possible en janvier” et que la négociation sur le temps de travail dans l’entreprise “se tiendra au printemps“. Conclusion, assure-t-il, “en moins d’un an, nous aurons profondément libéré le travail“. En janvier 2008, le gouvernement se penchera également sur la fusion ANPE-Unedic.
“Extrêmement vigilant” sur GDF
Toujours dans Les Echos, le Premier ministre note par ailleurs que la croissance pour 2007 devrait se situer dans la fourchette basse des prévisions, soit 1,9%, “très près de l’objectif de 2%“. En revanche, pour 2008 “les incertitudes sont plus fortes“, dit-il. “Elles tiennent au niveau du dollar, au prix du baril de pétrole et aux répercussions de la crise du subprime sur la croissance américaine. Nous restons très vigilants“.
Enfin, François Fillon indique le gouvernement sera “extrêmement vigilant” pour que la future augmentation des prix du gaz soit “la plus limitée possible“. Alors que GDF aurait demandé une hausse de 5% à 6% à partir du 1er janvier, le Premier ministre souligne qu’”il est incontestable que le prix du gaz dépend de celui du pétrole, qui a augmenté de 25 % depuis 2006“. “Le statu quo n’est donc pas possible“, dit-il.