Jean Marie Messier le sauveur
Un célèbre dicton affirme que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes… Dans le domaine économique, toutefois, il vaut mieux faire usage des derniers ustensiles à base de téflon si l’on ne veut éviter que la crise ne colle au fond de la casserole et y reste agrippée de manière si tenace que personne ne parviendra à s’en débarrasser avant 2012.
Ce qui me rend parfois très pessimiste, ce n’est pas la crise, car “nous” avons tout fait pour vous éviter d’être pris par surprise… mais bien les discours de ceux qui n’ont rien vu venir, rien su ou rien voulu prévenir (ce qui est pire).
Bien que totalement discrédités à nos yeux, ils continuent pourtant de monopoliser la parole dans les médias, de sévir à la tête des plus grands groupes financiers, de conseiller les gouvernements et de prôner des solutions identiques à celles mises en oeuvre de 2002 à 2005 avec les brillants résultats que vous connaissez. Ils continuent même d’écrire des livres contenant des recettes miracle pour venir à bout de la folie spéculative et de l’avidité des banquiers qui menacent d’entraîner la ruine de la planète.
Le dernier opus sur le sujet, intitulé Le jour où le ciel nous est tombé sur la tête, nous le devons à un connaisseur : ce n’est autre que le fossoyeur de Vivendi, Jean-Marie Messier. L’ampleur du désastre fut équivalent à un Madoff, soit 50 milliards de dollars ; et les actionnaires se demandent aujourd’hui encore comment le ciel a pu leur tomber sur la tête alors que, quelques semaines seulement avant la faillite retentissante, “J6M” (Jean-Marie Messier Moi-Même Maître du Monde) leur affirmait que son groupe “allait mieux que bien !”