Les placements monétaires : comment s’échangent les obligations ?
La détention des obligations par les particuliers est devenue essentiellement indirecte : elle s’effectue très largement via les OPCVM et les contrats d’assurance-vie.
Néanmoins, les obligations peuvent toujours théoriquement être détenues directement par les particuliers et font donc règlementairement l’objet d’une cotation officielle - quoique souvent sans transactions, donc fictive, ou théorique - sur une Bourse.
La quasi-totalité, en volume, des transactions s’effectuent de gré à gré, hors bourse, entre institutions financières : banques d’investissement, assureurs, gestionnaires d’OPCVM, banques de dépôt, etc.
Les volumes échangés sont considérables, plusieurs milliers de milliards d’euros chaque jour, particulièrement en emprunts d’État et produits dérivés de ceux-ci, qui constituent le marché directeur des taux d’intérêt à moyen et long terme.
Les titres de créance négociables sont des instruments très proches des obligations mais qui, eux, ne sont pas destinés à être détenus en direct par des particuliers, seulement par des gestionnaires d’OPCVM et autres professionnels des marchés financiers. Leur règlementation est donc légèrement différente. Les modalités juridiques d’une obligation peuvent être très diverses. Dans le cas d’un placement privé (obligations non cotées), les modalités des titres sont définies dans un contrat d’émission (ou contrat de souscription). Dans le cas d’une émission effectuée par appel public à l’épargne ou lorsque l’admission des obligations à la négociation sur un marché réglementé a été demandée (obligations cotées), les modalités des titres sont généralement définies dans un prospectus contrôlé par l’autorité de contrôle du marché (pour une cotation sur Euronext Paris, l’Autorité des marchés financiers, pour une cotation sur la Bourse de Luxembourg, la Commission de surveillance du secteur financier). Les agences spécialisées (Bloomberg, Reuters, Dow Jones, etc.) ainsi que les plateformes de trading d’instrument de taux d’intérêt (MTS, Cantor Fitzgerald, BrokerTec, etc.) tirent une partie importante de leurs revenus de la vente d’informations quantitatives aux participants aux marchés financiers. L’information sur les marchés de taux d’intérêt gratuite, ou même plus généralement à un prix accessible pour un particulier, est donc fort peu disponible sur internet.