Fiscalité des PEA : les bonnes solutions.
Le PEA est un outil de défiscalisation des plus-values actions. Nous proposons ici un rappel des principales règles d’investissement à respecter.
Pour alimenter un PEA, seuls les versements en espèces sont autorisés. Et les virements de titres sont interdits. D’où la nécessité d’apporter des liquidités pour profiter du relèvement du plafond du PEA. Quitte à procéder à des arbitrages de titres détenus dans un portefeuille “classique”. Dans la pratique, le PEA est composé d’un compte titres et d’un compte espèces sur lequel sont versés les liquidités et les avoirs fiscaux d’actions françaises restitués par le fisc. Mais il n’est pas question de rémunérer les liquidités qui dorment sur ce compte. D’où l’intérêt de les réinvestir au plus vite.
La taxation des retraits avant cinq ans
Les cessions effectuées dans le cadre du PEA ne déclenchent pas le compteur de taxation des plus-values mobilières. L’argent doit cependant être bloqué pendant au moins cinq ans En fait, le PEA n’est véritablement contraignant que les deux premières années. En effet, pour un horizon de placement inférieur à deux ans, la fiscalité est réellement dissuasive : 33,5% soit 22,5% d’impôts, plus 11% de prélèvements sociaux.
Si la sortie intervient entre deux et cinq ans de détention, c’est le régime fiscal normal du compte titres qui s’applique : 27% de taxation sur les plus-values (dont 11% de prélèvements sociaux). Un retrait effectué entre cinq et huit ans entraîne la clôture du plan, sans provoquer d’incidences fiscales (voir tableau).
Après huit ans de détention, les possibilités sont plus nombreuses : le titulaire du PEA a le choix entre une sortie en capital et une rente viagère non imposable à l’impôt sur le revenu. Des retraits partiels peuvent même être effectués sans entraîner la clôture du PEA. Mais, il n’est alors plus possible de procéder à de nouveaux versements.
La taxation des retraits après cinq ans
Au terme des cinq ans, les revenus et plus-values échappent à l’impôt sur le revenu. Mais ils supportent malgré tout les prélèvements sociaux au taux de 11% depuis le 1er janvier 2005.
Les cessions effectuées dans le cadre du PEA après cinq ans ne sont pas prises en compte pour apprécier le seuil de cession annuel de 20.000 euros.
Les retraits après huit ans
Après huit ans de détention, le titulaire du PEA a le choix entre une sortie en capital et une rente viagère non imposable à l’impôt sur le revenu. Des retraits partiels peuvent même être effectués sans entraîner la clôture du PEA. Mais, il n’est alors plus possible de procéder à de nouveaux versements.