Les classements des meilleurs PEA.
La grande variété des OPCVM éligibles au PEA permet à l’épargnant d’adopter les stratégies les plus diverses. Il en résulte de performances entre ces différents portefeuilles préselectionnés pour vous.
Les gérants des fonds PEA et leurs souscripteurs ont retrouvé le sourire. Cela fait bientôt 4 ans que les Bourses européennes ont, plus ou moins assidûment, repris le chemin de la hausse. Pour la seule année écoulée, la catégorie a progressé, en moyenne de 20,1 %. Mais peut-on parler de catégorie pour un univers d’OPCVM dont le seul point commun réside dans l’obligation de consacrer 75 % du portefeuille aux titres de sociétés de l’Union européenne ? Grâce aux produits dérivés et à l’imagination des sociétés de gestion, il est même possible, désormais, d’intégrer à son Plan d’épargne en actions des produits répliquant les performances des OPCVM de taux ou des fonds garantis. Un exemple qui illustre bien la grande richesse de l’offre de fonds éligibles au PEA. Afin de donner aux épargnants des idées de diversification dans le cadre de cette enveloppe fiscale, les grands journaux d’information économique et financière ont décidé de faire un zoom sur les stratégies originales et sur celles qui se sont particulièrement distinguées dans leur classement, établi selon les performances réalisées sur un et trois ans. Pourquoi comparer des fonds sur des périodes aussi courtes, alors que nous ne cessons de rappeler que l’investissement en actions à travers un OPCVM classique doit se penser dans une logique de long terme, c’est-à-dire supérieure à cinq, voire huit ans ? Il s’agit, tout simplement, de mettre l’accent sur les fonds qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu dans le contexte actuel (marché haussier, ouverture à l’Union européenne) et de tenter de détecter ceux qui continueront de le faire. Grands gagnants des dernières années, les OPCVM spécialisés dans les valeurs foncières ont profité de circonstances exceptionnelles pour s’emparer des places de choix dans les classements. Certes, il est sans doute un peu tard pour prendre le train en marche au moment où les valorisations des titres des sociétés immobilières atteignent des sommets. Pourtant, le nouveau régime fiscal a changé en profondeur le statut de ces entreprises désormais plus dynamiques dans la gestion de leur parc immobilier et, par conséquent, plus aptes à améliorer leur rentabilité. Pour Pierre Dinon, gérant d’AGF Foncier, « l’immobilier coté est devenu une classe d’actifs à part entière qui mérite de faire partie d’une allocation type ». En effet, s’il est vain d’espérer rééditer les performances passées, ces valeurs de rendement offrent une protection contre les accidents boursiers et sont assez peu corrélées aux mouvements des marchés. Elles constituent, à ce titre, un bon outil de diversification d’un portefeuille d’actions.
Un tout autre type de fonds sectoriels s’est également distingué au cours de l’année écoulée. Trois OPCVM anciennement étiquetés « nouveau marché » font leur entrée dans le classement à un an. Des fonds qui se distinguent par leur capacité à amplifier les hausses… mais également les baisses. Leur volatilité et leurs performances à cinq ans nous rappellent que l’on ne peut souscrire ces produits potentiellement performants qu’en gardant présent à l’esprit le risque qu’ils comportent. C’est désormais une habitude, le haut des classements est monopolisé par les gérants adeptes d’un stock-picking pur, c’est-à-dire une gestion fondée sur la sélection de titres et totalement libérée de la contrainte des indices. Une nouveauté, toutefois, sur la période récente, les stratégies offensives prennent le pas sur les méthodes value plus aptes à protéger le capital des secousses des marchés qu’à profiter pleinement des périodes de hausse.