Comment acheter des actions de SIIC

Posté par mon argent | Non classé | Samedi 15 septembre 2007 13:54

Quand on achète en Bourse des actions d’une société cotée, on en devient actionnaire…

A ce titre, on reçoit une partie des bénéfices distribués par la société sous forme de dividendes. on dispose également d’un droit de vote aux assemblées générales de la société, auxquelles on peut participer.

Bien entendu, on espère aussi une progression de la valeur des titres, afin réaliser une plus-value en les revendant plus cher que leur prix d’achat. Mais, à l’inverse, on n’est pas à l’abri d’une moins-value. En théorie, la perte peut aller jusqu’à 100% de la valeur des titres en cas de faillite de la société. En pratique, le fait qu’une SIIC possède un important patrimoine immobilier limite considérablement ses risques de pertes en capital.

Ouvrir un compte titres Avant d’acheter des actions, il faut disposer d’une enveloppe pour les accueillir. La plus courante est le compte titres. Depuis que les actions sont dématérialisées, les comptes titres sont informatisés. Ils sont tenus par les intermédiaires de Bourse (banque, société de Bourse, courtier en ligne sur Internet, compagnies d’assurance). Ils peuvent recevoir des actions, mais aussi des obligations, des sicav, etc., en provenance des places financières de Paris et du monde entier.

L’ouverture d’un compte titres donne lieu à la signature d’un contrat. L’établissement qui le tient facture des « droits de garde », calculé en fonction du nombre de lignes, c’est à dire du nombre de titres différents détenus dans le portefeuille, et de sa valeur totale. Ces frais sont souvent négociables. Les courtiers en ligne sont réputés pour offrir les services parmi les moins chers.

Penser au PEA A la place (ou en plus) d’un compte titres, il est possible d’ouvrir un plan d’épargne en actions. Un PEA est une enveloppe juridique qui permet de se constituer et de gérer un portefeuille d’actions françaises et européennes. Il est assorti d’un avantage fiscal : l’exonération d’impôt des dividendes et des plus-values au bout de cinq ans. Il s’agit d’un placement bien adapté à l’épargne retraite (les produits sont réinvestis sans avoir à supporter l’impôt) et aux actions de SIIC (leurs performances sont corrélées à celles de l’immobilier sur une durée de cinq ans).

Dans un couple, chacun des époux peut ouvrir un PEA. L’ouverture se fait soit auprès d’une banque ou d’une compagnie d’assurance. Le PEA bancaire se présente comme un compte titres associé à un compte d’espèces sur lequel sont déposés les versements du titulaire en vue de l’achat d’actions, ainsi que les produits des cessions. Le PEA assurance vie s’apparente à un contrat de capitalisation multisupport. L’ouverture d’un PEA est gratuite, mais des frais de tenue de compte et de droits de garde sont facturés chaque année.

Sur son PEA, le titulaire peut faire des versements d’argent jusqu’à 132 000 euros. Les versements peuvent être libres, c’est-à-dire non réguliers et de montant variable, ou programmés (300 euros par mois, par exemple). Cette dernière formule est conseillée dans le cadre de la constitution, sur le long terme, d’un capital en vue de la retraite.

Aucun retrait d’argent ne peut intervenir avant cinq ans, sauf à entraîner la clôture immédiate du PEA et l’imposition des produits et gains. Après huit ans, le titulaire du plan peut effectuer des retraits partiels. Le plan n’est pas clôturé de ce fait et il continue de fonctionner, mais il ne peut plus être alimenté par de nouveaux versements de sommes d’argent. Après huit ans, toujours, le PEA peut être converti en une rente viagère exonérée d’impôt sur le revenu.

La fiscalité applicable au PEA est avantageuse. D’abord, le titulaire du plan peut y faire des achats et des ventes sans se soucier du seuil de cession de 20 000 euros (anciennement 15 000 euros avant 2007) déclenchant l’imposition des plus-values (voir plus loin). En effet, les opérations effectuées sur le PEA n’entrent pas dans le calcul de ce seuil. Ensuite, les plus-values et les dividendes encaissés sur le PEA sont exonérés d’impôt au bout de cinq ans. En cas de retrait partiel ou total après cinq ans, seuls les prélèvements sociaux, au taux de 11%, sont dus sur les gains et produits.

Passer des ordres Les ordres de Bourse, d’achat ou de vente, doivent être passés auprès d’une banque, d’une société de Bourse ou d’un courtier en ligne sur Internet («e-broker»). Ils sont transmis par téléphone ou par Internet. Un ordre doit comporter les éléments suivants : le nom de l’action, son code ISIN ou « mnémo », la nature de l’opération (achat ou vente), la quantité de titres concernés et la durée de validité de l’ordre (le jour même, jusqu’à tel jour, jusqu’à la fin du mois).

Il existe différents types d’ordre. Mais mieux vaut privilégier les ordres « à cours limité », surtout si la durée de validité est de plusieurs jours ou jusqu’en fin de mois. Cet ordre consiste à fixer un prix au-dessus duquel on n’est plus acheteur ou en dessous duquel on cesse d’être vendeur.

Pour chaque ordre passé, l’intermédiaire facture des frais de courtage proportionnels au montant de la transaction. Chaque intermédiaire pratique ses propres tarifs. Leur montant est souvent supérieur à 2% pour un ordre de 500 euros, il tombe à 1% en moyenne vers 1 500 euros et autour de 0,5% vers 5 000 euros. Les frais sont presque toujours moins élevés sur Internet. Mais, auprès des autres intermédiaires, ils peuvent être négociés.

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