Bank of America a obtenu 20 milliards de dollars de soutien de la part du gouvernement américain (c’est plus que le coût de sauvetage du Crédit Lyonnais). C’était urgentissime car le groupe a dévoilé vendredi une perte nette de 1,8 milliard de dollars au titre de son quatrième trimestre, ainsi qu’un déficit de 15,3 milliards de dollars pour Merrill Lynch sur la même période.
Dans le même registre, Citigroup — qui a déjà absorbé 45 milliards de dollars d’aide fédérale, soit plus de deux Crédit Lyonnais — a conclu un accord précisant les modalités du programme de partages de pertes avec le département du Trésor US, la Réserve fédérale de New York et la FDIC, annoncé le 23 novembre dernier. Une structure de defeasance (l’équivalent du CDR) va être créée pour y cantonner les actifs pourris ou invendables du numéro un américain.